L’examen des premiers
statuts ainsi que des bribes issues de la tradition orale, nous ont permis de retracer les grandes étapes de l’histoire de notre phalange musicale.
La naissance de notre groupe remonte à 1860, année durant laquelle quelques pionniers amoureux de cet art merveilleux qu’est la musique, se groupent pour former l’embryon de notre société. On
retrouve ainsi en 1868, la fanfare de Thieulain au programme des festivités organisées pour le 50ième anniversaire de la Philharmonie de Moustier. C’est en 1891, que la fanfare voit
officiellement le jour. Trois ans plus tard les statuts sont couchés sur le papier et la dénomination « La Concorde de Thieulain » est, pour la première fois de son histoire, utilisée.
C’est au cours de cette même année que notre bannière, véritable signe de ralliement des musiciens Thieulinois, sera inaugurée et bénite. La mutation en « Fanfare Communale de
Thieulain » date de 1905. Depuis sa création, on trouve traces de nombreuses prestations qui témoignent de l’importance occupée par notre société dans la vie associative de la région :
inauguration de ce qui fut jadis la nouvelle gare de Barry-Maulde, festivals musicaux, centenaires et anniversaires de sociétés sœurs constituent ses principales activités. En 1953, les
dirigeants de l’époque, comprenant que l’avenir de la société passe inévitablement par la formation des jeunes, font figures de visionnaires en créant l’Ecole de Musique de la Fanfare.
Quel plus beau cadeau
pour la Fanfare que de recevoir le titre de « Royale Fanfare Communale de Thieulain » alors qu’elle fête, en grandes pompes, ses 100 années d’existence !. Depuis sa création, la
société a connu 10 présidents et 14 directeurs musicaux. Depuis octobre 2005, la présidence est assurée par Mr Jacques Delem, Vice Président de la société, et la direction confiée –
conjointement, pour peu que le terme soit bien choisi – à Claude et Michèle Leclercq-Groyne. A l’époque où la musique se pratique de plus en plus dans les studios, c’est non seulement un groupe
d’hommes et de femmes dévoués mais c’est tout un village entier qui vibre aux sons de sa formation musicale.
Les hommes changent et avec eux les mentalités mais la société reste. Continuer à la faire vivre, c’est le challenge de ses membres et dirigeants présents et à venir. Une société n’a d’avenir que si elle a un passé. Puisse notre devise nous guider « Ad Multos Annos »